Jai
connu Gianni Amico en 63. Cetait
un concert a Turin et je jouais avec
le quintette de Gato Barbieri.
Gianni
avait connu Gato deaux ans plus a
Buenos Aires, ou il etail alle pour
un festival de cinema. Il avait entendu
Gato dans un club et avec cet enthousiasme
dadolescent qui le caracterisait,
il en etait devenu dun coup
et le fan passionne et lami
pour tourjours.
Cest
ainsi quen 63, grace aussi `a
Gianni Gato etait en Italie et moi,
tres jeune et absolument inexpert,
javais le plaisir encore plus
grand de connaitre Gianni et de devenir
son ami une amitie tres profonde qui
a dure presque trente ans, jusqua
sa mort il y a quelques semaines.
Amico
(qui veut dire "ami" en
francais) etait un metteur en scene
de cinema et un grand ami du jazz,
du Bresil et de sa musique. Quand
je vivais a New York, les incursions
de Gianni quil vienne pur tourner
un film ou pour quelque festival de
jazz, etaient une parenthese du pure
joie dans la quotidiennetes stimulante
mais dure et un peu perverse de cette
ville.
Gianni
sabattait comme une tornade
sur New York, avec son desir de faire,
de voir debouter de connaitre et avec
son sens tres sur de ce qui en valait
la peine.
Plus
tard, quand je suis revenu vivre en
Italie cest la maison de Gianni
a Manarola a pic sur la mer, qui fut
mon pole de reference le plus cher
et le lieu ou je passais des heures
spledides, avec lui, avec sa femme
Fiorella et avec le jeune Olmo, a
ecouter de la musique toujours belle,
a regarder les vagues, a cuisiner
toute la jouenee, a parler, a manger,
a voir des amis anciens et nouveaux,
a faire des projets.
Le
dernier projet etait un film sur Django
que Gianni ne fera plus.
Maintenant
tout cela est fini. Restent tant de
souvenir, quelques beaux films quil
a faits et ce qui est le temoignage
le plus vrai de son grand amour pour
la musique: "Appunti per un film
sul jazz", qui est le plus beau
film sur jazz que jaie jamais
vu.